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 L’avocat

samedi 28 décembre 2013

L’avocat n’est pas un "auxiliaire" de la justice ; il est l’un des 3 sommets du triangle qui constitue celle-ci, les 2 autres étant l’accusation et le jugement.

Ainsi que l’écrit le bâtonnier Eugène Reumont : « un auxiliaire est utile mais non indispensable... L’avocat est tellement nécessaire à la manifestation de la vérité que ceux qui l’écartent des débats, se sentant coupables - ce qu’ils sont en effet - veulent donner aux justiciables l’illusion de l’assistance ».

La réalité est qu’il ne peut y avoir de justice sans avocat.

L’exercice de la justice sur un sujet, quel qu’il soit, peut être représenté par un triangle.

Au centre - contenu du triangle - se trouve la Loi. A la base, à équidistance du sujet en jugement, se trouvent d’un côté la thèse (l’accusation), de l’autre l’antithèse (la défense).

Au sommet du triangle est la vérité (que symbolise le jugement), réalité inaccessible aux protagonistes, basée sur la contradiction entre thèse et antithèse, mais réunissant, unifiant ces deux termes sur "un niveau supérieur de réalité"

Le débat qui s’instaure entre accusation et défense sur l’application de la loi (qui est aussi interprétation de celle-ci) est transcendant au sujet, trop inscrit dans la dualité entre thèse et antithèse et aussi inapte à se défendre lui-même que réticent à s’accuser.

La présence de l’avocat (advocatus, “appelé auprès”), expression de la tolérance nécessaire aux actions humaines, élève le débat et contribue à l’équilibre de la balance (symbole de la justice).

Et, il n’est pas excessif de dire que la vérité sur le sujet en jugement, entre accusation théorique et humanité, ne peut être approchée sans avocat.

Il s’en déduit que tout homme soumis au processus de justice (procès pénal, civil, administratif, disciplinaire,...) a le droit, de faire entendre l’avocat de son choix avant de faire l’objet d’un jugement.

La loi prévoit, dans nombre de cas, la possibilité pour un individu de se faire assister et/ou représenter en justice par une personne n’exerçant pas la profession d’avocat. Nous pensons que cette possibilité devrait être étendue à toutes les juridictions, sans exception, autrement dit, systématisée. Les avocats dignes de ce nom - il en existe heureusement encore - qui font profession de leur art sans dilettantisme, pour assurer leur subsistance, n’en pâtiraient pas.

Comme nous l’indiquons par ailleurs, être avocat nécessite de maîtriser non seulement l’art oratoire que les anciens nommaient rhétorique, mais également la technique juridique, de plus en plus complexe. En fait, l’exigence de professionnalisme dans la défense est telle, quel que soit le procès, que tout amateurisme en est exclu. Et puis, sans parler de la responsabilité pécuniaire (pour laquelle seul un professionnel est assuré), que dire de la responsabilité morale de celui ou celle qui, ayant accepté d’assurer la défense d’un proche, se trouve confronté à un jugement inique ?

C’est dans ce cadre que peuvent et doivent être abordées les deux questions essentielles que sont la rémunération et la spécialisation de l’avocat.



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